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JOURNÉE D’ÉTUDES 19 MAI 2017

Suite à notre colloque 2016 sur "le corps dans la clinique du sujet" nous vous proposons de poursuivre nos réflexions lors d'une journée d'études le 19 MAI 2017 de 10H00 à 17H00 au 16 rue Bleue, 75009 Paris. A l'issu de cette journée les groupes de travail constitués s'organiseront pour poursuivre leur réflexion qui fera l'objet d'une synthèse présentée lors d'une journée en 2018.

3 thèmes seront abordés :

CORPS DU PATIENT, CORPS DE L'ANALYSTE

Coordinateur : Jean-Michel FOURCADE

Nommé "champ psychique commun" ou " espace transitionnel" ou "lien d’attachement" ou "lien fondamental", il se développe un phénomène de nature complexe reliant patient (ou groupe de patients) et thérapeute(s) dès le premier contact. Le "cadre" en définit une partie des limites. C’est d’abord à travers les interactions sensorielles que ce lien est vécu et se développe, dans un corps à corps organisé. L’alliance thérapeutique y trouve son ciment, sa matière, ses avatars, ses formes. Transfert et contre- transfert ne sont qu’un des aspects de ce qui se passe dans cette relation.

Nous explorerons ensemble les écrits et les expériences cliniques qui peuvent nourrir cette perspective.
Cette journée d'études est ouverte à tous les adhérents à jour de leur cotisation

  CORPS ET LANGAGE

Coordinatrice : Emmanuelle Restivo

Lors de notre dernier colloque l’atelier animé par Catherine Rioult et Nicole Adam sur le thème « Langage et corps » nous a rappelé que l’articulation corps et psyché se construisait dans la prime enfance et que les relations précoces entre la mère et le bébé s’imprimaient dans ses premières expériences sensorielles au travers des éprouvés corporels, et émotionnels ou comme le décrit Winnicott dans le handling, et le holding qui concourent à la construction d’une intériorité, d’une représentation des limites corporelles, et in fine à l’intégration du moi.

L’articulation de la psyché avec le soma peut être pensée à la lumière des concepts freudiens : le moi-corps, la pulsion, la relation d’objet, le symptôme psychosomatique, puis du rapport au langage en référence à Lacan ou Dolto. Nous pouvons nous interroger sur la manière dont agit une parole sur le corps dans un travail psychothérapeutique. Le témoignage de Michela Marzano lors du colloque intitulé « Quand le corps exprime ce que les mots n’arrivent pas à dire » a souligné que nous pouvons utiliser notre propre corps pour dire quelque chose qu’on ne peut pas dire autrement et que nous cherchons ainsi à lutter contre l’effacement de notre subjectivité.

Son livre « Légère comme un papillon », Paris, Grasset, 2012 pourrait être travaillé comme un cas clinique et venir alimenter notre réflexion.

Enfin, comment ne pas évoquer Lowen et « son langage du corps » : le processus énergétique du corps est appréhendé comme un miroir du caractère et révélateur des troubles émotionnels. Le travail thérapeutique passant alors par une approche psychocorporelle permettant de remettre en circulation des « énergies bloquées ».

TRAVAILLER AVEC LES ETAPES DU DÉVELOPPEMENT PSYCHO-CORPOREL

Coordinateur : Philippe HENRY

La visée de ce groupe est de nous retrouver pour nous questionner, partager nos expériences, nos savoir-faire et savoir-être, nos difficultés et nos forces autour de l’accompagnement des analysants à l’endroit du travail de développement psycho-corporel. Le psychanalyste intégratif peut en particulier faire appel à des techniques de travail émotionnel et psycho-corporel. Quelles approches spécifiques utilisons-nous ? Comment observons nous le corps de nos patients, leurs mouvements dans cadre de la relation thérapeutique ? Quelles expériences ont pu manquer à nos patients? par exemple (« s’appuyer sur ; tirer à soir ; repousser ; le toucher ; le lâcher-prise ; l’aller-vers… ») si on se réfère aux travaux de la gestaltiste Ruella FRANCK. 


TELECHARGER LES ACTES DU COLLOQUE

https://drive.google.com/file/d/0B-_DLHEYrgOtVG9rOGJWcXZaT2c/view?usp=sharing


https://drive.google.com/file/d/0B-_DLHEYrgOtVG9rOGJWcXZaT2c/view?usp=sharing
Le corps est omniprésent dans notre société : corps exposé, maîtrisé, réparé, appareillé. Il est également traité comme « 
objet » à gérer et entretenir. Il est aussi l’objet de toutes les attentions et surexpositions tout en étant de moins en moins compris et abordé dans son unité (médecine, psychologie…). Dans le même temps, de plus en plus de nos contemporains sont traversés par un sentiment de dépossession de leur corps - ils n’habitent pas leur corps - rien ne peut s’y inscrire comme sensations constitutives d’une histoire individuelle. L’identité s'en trouve à la fois fragmentée et fragilisée. Ce manque d’ancrage corporel et affectif tend également à favoriser la fuite dans un monde d’images et de représentations virtuelles, la capacité d’être en relation s’en trouvant alors affaiblie.

Notre colloque s’attachera à la fois à penser la place du corps du Sujet dans le système de représentation de la Psychanalyse Intégrative® et à élaborer la place singulière donnée au corps dans la clinique du Sujet. Il s’agira également de réfléchir à quel(s) corps s’adresse l’analyste : corps réel, corps fonctionnel, corps sexué, corps relationnel, corps symbolique, corps fantasmé, corps érogène, corps sémiotique ?
Pour nous éclairer et alimenter nos échanges et dans la continuité de nos précédentes rencontres, ce colloque 2016 favorisera le croisement de témoignages issus de la réflexion et de la clinique dans différents champs de la Psychanalyse, Psychothérapie, Philosophie, Histoire ou Sociologie.
Différentes questions seront mises en débat au cours d’ateliers, parmi lesquelles : corps et régression, corps de l’analyste et corps du patient, corps et langage, corps et groupe…